Bref historique :
Juillet 2010 : Le Stade Jean Bouin Omnisports est démoli pour créer un stade de rugby de 20000 places mettant à la rue quelques 5000 élèves utilisateurs.
Septembre 2010 : Les scolaires utilisateurs de Jean Bouin sont disséminés sur des stades existants : le stade Georges Hebert, le stade Suchet et le stade de la Muette, créant une situation de « surbooking » néfaste pédagogiquement sur ces équipements et obligeant une diminution de l’offre sur les activités athlétiques, allant jusqu’à la suppression de 2 épreuves comptant pour le baccalauréat EPS : le 80 m plat et le 150 m haies.
Février 2011 : Après plusieurs mois de consultation, la Fédération Française de Tennis vote au 3ème tour avec 70% des voix en faveur d’une extension de Roland Garros à Paris en 2016.
Mars 2011 : Le Maire de Paris réaffirme ses orientations pour permettre cette extension de Roland Garros, notamment, en supprimant le double gymnase et les 5 courts de tennis du Fonds des princes pour construire un stade de 2000 places et en attribuant le stade Georges Hebert au Centre National d’Entrainement de la FFT mettant de nouveau en péril les cours d’EPS de quelques 8000 élèves et les activités de plus de 5000 adhérents de 30 associations sportives scolaires et civiles.
Avril 2011 : Sous la pression du Maire de Paris qui agit sans information ni concertation avec les acteurs du sport de proximité, 5 associations de parents d’élèves (la PEEP La Fontaine, Jean Baptiste Say et Claude Bernard), la FCPE La Fontaine, l’APEL notre dame des oiseaux et l’association de tennis ASLEC) se regroupent pour former le comité de Défense du Sport de Proximité afin de rassembler d’autres associations de parents d’élèves, des pratiquants, des responsables associatifs et des professeurs d’EPS pour peser sur les débats et permettre la prise en compte du sport de proximité dans les décisions de la Ville de Paris.
Mai 2011 : Suite aux différentes actions du comité de défense, M. Claude GOASGUEN Député-Maire du 16ème arrondissement propose l’organisation d’une réunion d’information et de concertation sur l’extension de Roland Garros à Paris, autour des problématiques du sport de proximité, en présence des élus de l’arrondissement, des élus de la ville de Paris, de l’inspecteur d’Académie, des chefs d’établissements, des présidents des associations de parents d’élèves, et de professeurs d’EPS.
Voici la situation actuelle à l’issue de
cette réunion du 11 mai 2011 :
Sur
les échéances :
Eté 2011 : livraison d’une piste d’athlétisme de 400 m et d’un terrain de football sur la pelouse A de l’hippodrome d’Auteuil
Eté 2012 : démolition du stade Georges Hebert. Il devrait rester pour les scolaires ¼ du site coté porte d’Auteuil dont une piste de 160m avec un terrain de handball au milieu et une ligne droite de 80 m.
4ème trimestre 2012 : livraison d’un terrain de rugby sur la pelouse A de l’hippodrome d’Auteuil, d’un terrain de hockey et de 2 terrains de basket-ball sur la pelouse C de l’hippodrome d’Auteuil.
Eté 2013 : livraison de 2 gymnases en structure légère : l’un sur le site de Géo André (dimensions d’un terrain de basket) et l’autre sur le stade suchet (couverture d’un terrain de handball).
Eté 2014 : démolition du double gymnase du Fonds des princes et des 5 courts de tennis
4ème trimestre 2015 : livraison de 2 gymnases en dur (dimension d’un terrain de handball) : l’un sur le stade Géo André et l’autre sur le stade Suchet avec 2 salles spécialisées à définir et la restitution du mur d’escalade du fonds des princes.
Il est prévu également de couvrir en structure légère la dalle Sarrail (au-dessus du magasin carrefour avec mini basket, tennis et foot urbain) et de mettre sous bulle 5 terrains de tennis de Niox (3 terrains) et Montherlant (2 terrains).
Ces différentes solutions proposées par la
ville de Paris en concertation avec la Mairie du 16ème
arrondissement représentent de réelles avancées mais de nombreuses incertitudes
subsistent :
Ce calendrier annoncé mais non voté par le conseil de Paris sera t’il respecté ?
Quelle est la faisabilité réelle de tous ces projets de reconstruction et leurs adéquations avec la démolition des sites existants ?
Quid de la budgétisation et de son vote au conseil de Paris, sachant que les travaux vont se dérouler sur 2 mandatures.
Par ailleurs, de réels éléments d’approximation
technique subsistent également :
L’hippodrome d’Auteuil qui était envisagé dès le début pour compenser la démolition du stade Jean Bouin, va servir de relogement également pour le stade Georges Hebert ne permettant pas de résoudre le « surbooking » d’utilisation.
Un terrain de handball existant sur le stade Georges Hebert n’est pas restitué.
Il existe encore entre 35 et 40 jours de courses de chevaux sur une année scolaire rendant impossible la pratique sportive sur ce site ces jours là.
Le terrain de football est prévu engazonné, ce qui le rendra rapidement inutilisable voire dangereux.
Concernant la suppression des terrains de tennis, la couverture de terrains existants permettra au mieux d’améliorer la pratique hivernale des associations utilisatrices actuelles mais ne permettra pas le relogement de 14 associations.
Concernant l’échéancier, l’année scolaire et sportive 2014 – 2015 sera très problématique pour le sport scolaire et associatif : Les relogements du double gymnase du Fonds des princes se feront sur des gymnases en structure légère de capacité inférieure (les 2 gymnases en durs ne seront pas encore construits) et aucune solution provisoire pour le mur d’escalade n’est validée pour le moment.
La concertation doit donc se poursuivre pour obtenir des certitudes sur l’efficacité, sur la faisabilité des restitutions et leur calendrier mais la mobilisation doit rester forte via le comité de défense du sport de proximité pour peser sur ces projets et garantir une préservation de l’offre sportive de proximité dans le 16ème arrondissement.
Vous pourrez suivre les avancées sur le blog du comité de défense : www.dsp16.com